10 mai 2001
5 décembre 2000
9 février 1999
14 janvier 1999
8 décembre 1998
10 mai 2001
XXIe CONGRÈS DE L'ARCQ CYBERMÉTRIE : RÉALITÉ VIRTUELLE OU PORTÉE RÉELLE ? La mesure de fréquentation des sites Internet et l'usage de la mesure.
"Quel est le niveau et le rythme d'investissement que je dois maintenir pour soutenir mon site Internet et m'assurer d'une position enviable dans les créneaux publicitaires ?" se demande l'éditeur.
"Comment puis-je connaître mon coût par mille si les données de portée sont contradictoires ? Pourquoi n'ai-je pas de données sur la fréquence ? Mes investissements publicitaires dans les sites Internet sont-ils réellement rentables ?" se demande l'annonceur.
Peut-être vivez-vous quotidiennement l'une ou l'autre de ces situations. Vous anticipez les vivre bientôt et ne savez que conseiller à vos clients ou à vos gestionnaires …
Les questions de mesure ne sont pas nouvelles. Peu importe le média, dès qu'il est question de revenus publicitaires, la mesure est incontournable. Les règles sont bien établies pour ce qui est des médias écrits et électroniques déjà existants. Journaux, magazines, radio ou télévision, elles ne sont pas parfaites, mais les méthodes et les mesureurs sont définis. Pensons à BBM, Nielsen, PMB ou NadBank, ABC ou CCAB.
La mesure d'Internet soulève quant à elle plusieurs questions. Mesure-t-on le nombre de connexions (site-centric) ou passe-t-on par l'usager (user-centric) ? Y a-t-il des situations où l'une est plus performante que l'autre ? Les logiciels maisons sont-ils fiables ? Comment expliquer que les mêmes données mesurées par des outils site-centric présentent des écarts ? Est-il vrai que les sites ont généralement peu de portée ?
Les invités du XXIe congrès de l'Association de la recherche en communication du Québec ont tenté de répondre à ces questions :
François Boulet (BPIQ - site Internet Branchez-vous!) et André Laurendeau (site Internet Canoë) ont présenté un atelier sur LES MESURES.
René Déry (Marketel), Luc-André Cormier (Cossette Communication) et Pierre Tremblay (Carat Interactif) ont présenté un atelier sur
LES USAGERS DE LA MESURE.
Finalement, une présentation spéciale a été effectuée par Serge Bernier
sur LA MISSION DE L'OBSERVATOIRE DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS DU QUÉBEC.
5 décembre 2000
1. LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE DE L'INDUSTRIE
DE LA RECHERCHE
L'économie mondiale affiche une croissance importante depuis le
milieu des années 1990. De plus en plus d'économistes parlent d'une
nouvelle économie basée sur le développement des savoirs et des
technologies de l'information.
Le marché de la recherche en sciences humaines se situe stratégiquement
au cœur du développement économique basé sur les savoirs, notamment
si l'on considère l'importance des budgets servant à financer les
activités de recherche ainsi que le nombre d'employés impliqués
dans ces activités.
Les organismes et entreprises publiques et privées se préoccupent
de plus en plus de l'effet de leurs décisions sur leurs diverses
clientèles et sur leur personnel.
Ils ont tendance à mettre en place des systèmes d'information complexes
comprenant la cueillette des données, la gestion de bases de données,
l'analyse statistique, l'analyse de contenu et la communication
des résultats.
Ces résultats sont transmis aux personnes responsables de l'orientation
des actions et des interventions dans ces organismes et entreprises
et souvent rendus publiques sur les sites Internet et dans les médias.
Ce développement de l'industrie de la recherche entraîne :
- L'informatisation systématique des
étapes de production de la recherche
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- L'accélération de la division du travail
de production entre les niveaux professionnels, techniques
et soutiens
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- La création d'emplois de niveaux professionnel
et technique nécessitant l'acquisition de compétences dans
le domaine des méthodes et techniques de recherche.
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9 février 1999
Le second atelier-débat
de l'ARCQ de la saison 1998-1999 a abordé un sujet de grande actualité,
celui de la fiabilité des sondages et de l'utilisation qui est faite
de leurs résultats, notamment par les médias. Regroupés sous le
thème " Les sondages : comment s'y retrouver ? Y a-t-il une
vie au-delà des chiffres ", quatre panelistes, dirigés avec brio
par M. Marc LeDuc, directeur de la recherche à la Société Radio-Canada,
et membre du conseil d'administration de l'ARCQ sont venus offrir
leurs points de vue et leurs commentaires et échanger avec les participants.
M. Claude Gauthier, vice-président de la maison de sondage CROP,
a ouvert la séance en faisant la distinction entre divers types
de sondages dont les limites et les caractéristiques sont assez
différentes : les sondages pour annoncer et prédire (les sondages
d'intentions de vote, par exemple), les sondages pour expliquer
et comprendre (enquêtes sur les habitudes de consommation par exemple)
et les sondages pour intervenir ; ces deux derniers types de sondages
constituent, de fait, le quotidien des maisons de sondages. " Parce
qu'un sondage, particulièrement un sondage politique, c'est de la
nouvelle, les médias cherchent à ne pas en atténuer la valeur "
a dit M. Gauthier en conclusion, et c'est pourquoi les médias
seraient réticents à parler des limites identifiées par les sondeurs
pour les sondages dont ils publicisent les résultats.
Le second paneliste, M. Michel Roy, président du Conseil de Presse
du Québec, a traité de l'utilisation que les médias font des résultats
des sondages, particulièrement des sondages sur les intentions de
vote. Selon lui, le problème n'est pas tant la quantité de
sondages que l'importance qu'on leur accorde dans les médias.
Il reproche aux médias leur tendance à présenter de manière spectaculaire
les résultats des sondages ce qui peut amener à confondre celui
qui fait le sondage et celui qui l'interprète ; parfois aussi, différents
médias peuvent avoir des interprétations différentes des résultats
d'un même sondage, ce qui ajoute à la confusion. M. Roy a
conclu sa présentation en disant que de l'avis du Conseil de Presse,
les sondages occupent trop de place dans les médias au détriment
de l'analyse et du travail d'enquête.
M. Édouard Cloutier, professeur titulaire au Département de Sciences
politiques de l'Université de Montréal, a pour sa part abordé la
question de l'impact des résultats de sondages sur l'opinion publique.
Les sondages, par définition, produisent des estimations ; mais,
bien qu'elle soit floue en partant, une estimation est souvent ce
qu'on a de mieux pour faire le décompte de ce que les gens pensent.
Il faut voir les résultats de sondages comme des tableaux impressionnistes
d'objets (les idées) qui ont la caractéristique d'être en mouvement.
Il est donc impertinent de vouloir donner des interprétations très
précises de telles images floues d'objets mobiles, de conclure M.
Cloutier.
Enfin, M. Gilbert Marin, vice-président de Médiavision (Paul Martel),
a centré sa communication sur l'importance d'un examen rigoureux
des résultats de sondages qui tienne compte des limites intrinsèques
(commanditaire du sondage, objectifs, univers observé, objet mesuré,
nature de la mesure,...) de ces instruments. De façon générale,
les gens ne sont pas assez formés à tenir compte de ces limites
et à les comprendre. M. Marin a terminé sa présentation en
rappelant l'importance de mieux marier le qualitatif et le quantitatif
et de ne pas s'en tenir qu'aux seuls chiffres. " On doit se poser
des questions au-delà des résultats quantitatifs " a-t-il dit en
conclusion.
14 janvier 1999
Le jeudi 14 janvier, les
membres du conseil d'administration de l'ARCQ ont été invités au
Pavillon Marie-Victorin de l'Université de Montréal à participer
à un double événement organisé par le Département de Communication
: le vernissage d'une nouvelle aire d'exposition dédiée à la photographie
et le lancement d'une nouvelle revue intitulée " Saison Mauve "
consacrée à l'étude des organisations mutantes.
Invitée
à prendre la parole, la présidente de l'ARCQ, Mme Françoise
Cadieux, en a profité pour rappeler la mission de son association.
" L'ARCQ se veut un lieu d'échanges interprofessionnels dans le
domaine des communications " a dit Mme Cadieux qui a
souligné que ces échanges devaient impliquer au premier chef les
professionnels du milieu académique et ceux du milieu de la pratique.
8 décembre 1998
L'ARCQ a fait coïncider
son premier atelier-débat de la saison 1998-1999 avec la célébration
du 10e anniversaire du Groupe de recherche sur les jeunes
et les médias (GRJM), un organisme de recherche rattaché au Département
de Communication de l'Université de Montréal. En première
partie de la soirée, le professeur André H. Caron, directeur
du GRJM, est venu présenter les résultats de deux études récentes
produites par son Groupe, regroupées sous le titre " L'environnement
techno-médiatique des jeunes à l'aube de l'an 2000 " et publiées
dans les Cahiers de recherche en communication de l'automne 1998.
La
première étude, qui constitue la dixième édition d'une telle étude
du GRJM, propose une analyse de l'offre et de l'écoute de la télévision
pour enfants à Montréal, tant francophone qu'anglophone, pour l'année
1997-1998. En plus d'évaluer la part des émissions spécifiquement
destinées aux enfants dans l'ensemble de la programmation, l'étude
examine dans quelle mesure les enfants écoutent effectivement ces
émissions ; le transfert de l'écoute des chaînes généralistes vers
les chaînes spécialisées est aussi évalué. Comme une telle
étude a été réalisée chaque année depuis dix ans, la dixième édition
a aussi permis d'identifier les principales tendances en matière
d'offre et d'écoute pour la dernière décennie.
La
seconde étude, de type exploratoire, s'est intéressée à la présence
du micro-ordinateur et de l'Internet dans les foyers avec ou sans
enfants, en relevant les différences entre les francophones et les
anglophones à cet égard. L'étude a aussi évalué le pourcentage
réel d'enfants et d'adolescents qui accèdent aux réseau Internet
dans les foyers où cet accès existe. Finalement l'étude a
examiné l'effet cumulatif des multiples bouleversements techno-médiatiques
qui ont affecté les foyers québécois au cours des dernières années.
La seconde partie de l'événement,
réservée aux artisans du GRJM dont plusieurs sont aussi membres
de l'ARCQ, se voulait une fête de retrouvailles de toutes les personnes
qui, au cours des dix années d'existence du Groupe, ont contribué
à ses travaux.
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